Football Centrafrique / Rigobert Song entre le marteau et l’enclume ?
Depuis quelques temps, Rigobert Song, annoncé comme nouvel entraineur de l’équipe nationale centrafricaine de football masculine divise la fédération centrafricaine de football et son ministère de tutelle quant à la signature de son contrat.
Chaque entité réclame le droit absolu d’être celui avec qui Rigobert Song ou tout sélectionneur doit signer son contrat. En raison de ce désaccord, l’ancien Lion Indomptable n’a pas pu signer son contrat. La cérémonie de signature du contrat, initialement prévue le 15 janvier 2025, a été annulée.
Pour le président de la fédération centrafricaine de football, Célestin Yanindji, « le recrutement d’un entraîneur national de l’équipe centrafricaine de football relève exclusivement des prérogatives du comité exécutif de la fédération ».

Mais le ministre des sports, Rodolphe Héritier Doneng ne l’entend pas de cette oreille. Il dit, « Le ministre de la jeunesse et des sports est chargé de désigner un sélectionneur de l’équipe nationale et un directeur technique national pour toutes les disciplines. Depuis lundi soir, des tergiversations sont en cours, mais pour nous, cela ne change rien, l’État demeure l’État. L’État est garant de tout, c’est l’État qui est propriétaire de l’équipe nationale ».
Il déclare à l’endroit de Rigobert que « l’équipe nationale est la propriété de l’État. La décision est déjà prise. Monsieur le Sélectionneur, je vous réitère la confiance du président de la République, du premier ministre, du ministère des sports et de tout le peuple centrafricain. Le contrat sera signé. Je vous mets à la disposition de la fédération centrafricaine de football. Elle sera chargée de travailler avec vous. Notre objectif est de nous qualifier pour la CAN et la Coupe du Monde. Je vous souhaite plein succès. »
Affaire à suivre.