Douk Saga : 20 ans après, le « président » du coupé-décalé reste une légende
Décédé le 12 octobre 2006 à l’âge de 32 ans, Douk Saga a profondément marqué la musique ivoirienne. Vingt ans après sa disparition, le précurseur du coupé-décalé demeure une figure incontournable de ce mouvement musical qui a conquis l’Afrique.
De son vrai nom Stéphane Hamidou Doucouré, Douk Saga a révolutionné l’univers musical ivoirien au début des années 2000. Surnommé le « président », il s’est imposé comme le chef de file de la Jet Set, un groupe de jeunes Ivoiriens connus pour leur élégance vestimentaire, leur goût du luxe et leur manière particulière de faire la fête.
C’est en France, notamment dans les boîtes de nuit fréquentées par cette communauté, que les bases du coupé-décalé ont commencé à prendre forme. Avec le soutien du producteur David Monsoh, Douk Saga a contribué à transformer cette ambiance festive en un véritable courant musical, mêlant rythmes dansants, dédicaces et expressions populaires ivoiriennes.

Paru en 2005, son album Héros national Bouche-bée a participé à la popularisation du mouvement. Des titres comme Douk Saga en fête ont renforcé sa notoriété auprès du public.
Au-delà de la musique, l’artiste s’est distingué par le « travaillement », une pratique consistant à distribuer de l’argent lors des manifestations festives. Cette mise en scène de la générosité est devenue l’une des signatures du coupé-décalé.
Vingt ans après sa mort, Douk Saga reste associé à l’audace, à la fête et à l’émergence d’une nouvelle identité musicale ivoirienne. Son héritage continue de vivre à travers les artistes et les rythmes qui perpétuent l’esprit du coupé-décalé.