Éliminatoires de la Ligue des champions féminine/ UFOA-B : ASKO féminine éliminée, et s’il fallait changer de paradigme ?

 

Le parcours de l’ASKO féminine au tournoi UFOA-B qualificatif pour la Ligue des champions féminine de la CAF s’est arrêté le 29 août 2026, après une lourde défaite de 5 buts à 0 face à l’USFA du Burkina Faso. Au-delà de l’élimination et du lourd revers enregistré, une question mérite d’être posée : le football féminin togolais n’a-t-il pas besoin de changer de paradigme ?

Après son match nul et vierge (0-0) lors de sa première sortie face à Dynamique FC du Bénin, l’ASKO féminine a subi une véritable correction, s’inclinant 5 buts à 0 devant l’USFA du Burkina Faso.

À la suite de cette déroute, les Togolaises quittent le tournoi de l’UFOA-B sans la moindre victoire. Mais réduire cette élimination au seul match face au club burkinabè serait sans doute trop facile. Lors de cette rencontre, l’écart observé entre les deux équipes a surtout mis en évidence les limites de la préparation et du niveau de compétitivité du football féminin togolais.

Un championnat féminin togolais encore trop limité ?

Pour espérer rivaliser avec les meilleures équipes féminines de la sous-région, il ne suffit pas de se préparer quelques semaines avant une compétition continentale.

Il faut disposer d’un championnat régulier, compétitif et bien structuré, capable de permettre aux joueuses d’enchaîner les matchs de haut niveau et de progresser sur la durée.

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Les équipes féminines qui brillent sur la scène sous-régionale ne construisent pas leurs ambitions quelques semaines avant les tournois qualificatifs. Elles travaillent depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, avec des effectifs stabilisés et des projets bien ficelés.

Et s’il fallait changer de paradigme ?

Après cette nouvelle élimination de l’ASKO féminine, l’heure ne devrait pas être à la condamnation, mais à la remise en question.

Les dirigeants du football togolais, les clubs et les différents acteurs doivent revoir leur approche. Car si les mêmes méthodes produisent régulièrement les mêmes résultats et révèlent les mêmes limites, peut-être est-il temps de changer de paradigme.

À l’heure du football moderne, le talent seul ne suffit plus. Il faut construire, investir et surtout planifier.

Cette nouvelle élimination de l’ASKO féminine peut ainsi constituer le point de départ d’une réflexion nécessaire pour bâtir un football féminin togolais plus compétitif, plus structuré et plus ambitieux.

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