Editorial/ASKO de Kara : La leçon n’a pas été retenue !

 

 

Il y a des fautes que l’on peut pardonner une fois. Mais quand elles deviennent des habitudes, elles trahissent un mal bien plus profond. ASKO de Kara, quintuple champion du Togo et fleuron du football national, vient encore d’offrir une image peu reluisante de son sérieux administratif. Pour avoir aligné Sama Abdoul-Halimou, pourtant suspendu pour accumulation de cartons jaunes, lors de la rencontre face à l’AC Barracuda, le club vient de se voir infliger une lourde sanction : match perdu par pénalité, trois points retirés, et une amende de 400 000 FCFA.

Un scénario digne d’un remake. Il y a à peine quelques saisons, c’était en Coupe de la Confédération que les « Kondonas » s’étaient illustrés dans un cafouillage administratif, en alignant le joueur Amatchoutchoui Kagni, alors que celui-ci était sous le coup d’une suspension non purgée avec son ancien club. À l’époque déjà, la sanction était tombée, accompagnée d’un flot de critiques.
Ce nouvel épisode prouve que rien n’a véritablement changé dans les coulisses du club. Pire encore, il révèle une certaine légèreté dans la gestion des dossiers disciplinaires, qui contraste avec l’ambition sportive affichée par ASKO sur les pelouses. Peut-on raisonnablement viser les sommets, au plan national ou continental, quand on trébuche sur des erreurs aussi élémentaires ?

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Le professionnalisme ne se limite pas à ce qui se passe sur le terrain. Il commence dans les bureaux, avec une gestion rigoureuse, un suivi méticuleux des joueurs, des suspensions, des règlements. À ce niveau de compétition, méconnaître ou ignorer les textes en vigueur est une faute grave, presque impardonnable. D’autant plus quand il s’agit d’un club habitué aux grandes compétitions, censé être un modèle pour d’autres.

Il est temps pour la direction de l’ASKO de faire son autocritique. L’excellence ne s’improvise pas, elle se construit avec rigueur, exigence et mémoire. Les erreurs du passé sont faites pour être corrigées, non pas pour être répétées.

Le football togolais a besoin de clubs solides, non seulement sur le plan sportif mais aussi institutionnel. L’ASKO doit montrer qu’il mérite sa place de leader, en tirant enfin toutes les leçons de ses égarements passés.

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