Culture: Éritaj, quand un festival retrouve son nom et sa mission

 

Après près de vingt ans d’existence et plusieurs mutations, le grand rendez-vous culturel des Lacs opère un retour aux sources assumé. Désormais baptisé Éritaj, le festival anciennement connu sous les noms de Patrimoine, Afrotitud ou Situ-Foire Expo des Lacs ne change pas d’âme . Il affirme plutôt sa maturité et sa vision.

L’annonce officielle a été faite le 14 janvier 2026, lors du lancement des compétitions, marquant l’ouverture des inscriptions et le coup d’envoi de la onzième édition. Pour le délégué général du festival, Latékoé Dick, cette nouvelle identité n’est pas une rupture, mais l’aboutissement logique d’un projet initié en 2008.

« Éritaj traduit ce que nous avons toujours fait : défendre nos racines et transmettre notre héritage », explique-t-il.

Un festival qui assume sa profondeur

Avec Éritaj, le rendez-vous culturel s’affirme comme bien plus qu’un événement festif. Il se positionne comme une véritable semaine du patrimoine et de la culture, pensée pour interroger la place de l’héritage africain dans le monde contemporain.

La transmission intergénérationnelle est au cœur de cette édition, qui repose sur six piliers structurants :

spectacles,

rencontres professionnelles (B to B),

circuits touristiques,

conférences,

expositions,

ateliers.

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Une programmation volontairement plurielle, conçue pour toucher aussi bien les artistes que les chercheurs, les entrepreneurs culturels et le grand public.

Apprendre, partager, transmettre
Dans un contexte où la culture est souvent cantonnée au divertissement, Éritaj revendique une autre approche. Les ateliers, conférences et échanges scientifiques occupent une place centrale, offrant des espaces de réflexion sur la sauvegarde, la valorisation et la transmission du patrimoine.

Pour les organisateurs, comprendre la culture, c’est aussi mieux la protéger et mieux l’utiliser comme moteur de transformation sociale.

La culture comme moteur économique

L’un des messages forts portés par le festival cette année est que la culture est un levier de développement. Selon Latékoé Dick, elle doit être considérée au même titre que l’éducation ou la santé dans les politiques publiques.

Éritaj veut ainsi fédérer les acteurs culturels autour d’une réflexion commune sur la contribution du patrimoine au développement durable des territoires, en particulier au niveau local.

Un calendrier rythmé jusqu’au rendez-vous final

Les inscriptions aux compétitions sont ouvertes jusqu’au 8 février 2026, avant le lancement officiel du festival prévu le 11 février. La phase finale se déroulera du 31 mars au 5 avril, avec six jours de célébration continue.

Au programme : une diversité d’expressions culturelles venues du Togo, mais aussi du Ghana, du Burkina Faso et du Bénin, dans une dynamique de dialogue et de partage.

Faire rayonner l’héritage togolais

À travers Éritaj, les organisateurs ambitionnent de renforcer le rayonnement culturel du Togo, en rappelant que chaque culture, à l’image des langues et des dents, a sa place dans l’équilibre de l’ensemble.

Un message fort pour un festival qui, sous son nouveau nom, affirme plus que jamais son rôle de gardien et de passeur de mémoire.

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